Chaque année, environ 8 millions de personnes en France décident d'arrêter de fumer ?
Le tabac est en France, la 1ère cause évitable de mortalité. Il tue 60 000 personnes par an, dont 34 000 par cancer, et 23 000 par le cancer du poumon.
Le ministère de la Santé prévoit 160 000 décès annuels dans 30 ans si les comportements ne changent pas.
Un fumeur perd 8 ans de vie par rapport à un non-fumeur.
Le tabac est responsable de 90 % des cas de cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer chez l'homme, seconde cause chez la femme après le cancer du sein. Le risque de cancer du poumon augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour, leur teneur en goudron et en nicotine, ainsi que le nombre d'années de tabagisme.
Tous les tissus ou organes qui sont au contact de la fumée de tabac peuvent être le siège du développement d'un cancer : bouche, pharynx, larynx, trachée, sophage, bronches, reins et vessie (car les goudrons contenus dans le tabac sont stockés dans la vessie avant d'être éliminés par les urines).
Ce risque est encore augmenté par une consommation d'alcool (même si celle-ci est modérée).
les maladies cardiovasculaires :
les maladies respiratoires chroniques :
Tous ces risques sont encore plus importants quand le tabagisme est associé à une hypertension artérielle, une hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol) ou un diabète.
Actuellement les femmes sont moins touchées que les hommes par les méfaits du tabac. Elles fument en moyenne depuis moins longtemps. Malheureusement la population "fumeurs" se féminise rapidement et les risques liés au tabac augmentent donc très rapidement chez les femmes.De plus l'association "tabac-pilule contraceptive" est fortement déconseillée car elle multiplie par 10 le risque d'infarctus.
Il est conseillé aux femmes qui souhaitent un enfant de prévoir l'arrêt du tabac quelques mois avant d'être enceinte, afin d'éviter le stress du manque nicotinique au cours des 9 mois de grossesse. Au cas échéant, il est conseillé de diminuer au maximum sa consommation journalière de cigarettes (pas plus de 5 cigarettes par jour).
Que la femme enceinte continue à fumer ou que son entourage fume, le ftus est exposé à la fumée de tabac (tabagisme passif). Son rythme cardiaque s'accélère et ses mouvements sont diminués. D'autre part, le ftus est exposé à des malformations congénitales plus fréquentes et à un risque plus élevé de mort in utero. A la naissance, les nouveau-nés ayant été exposés à la fumée de tabac sont plus petits (hypotrophie) que les autres, et peuvent déjà être en insuffisance respiratoire si le tabagisme maternel était très important. Le risque de prématurité est également augmenté chez les femmes enceintes fumeuses. Après la naissance, un enfant exposé à la fumée de tabac présente des risques plus élevés de : mort subite du nourrisson, infections ORL répétées, affections bronchiques et pulmonaires. Un asthme peut aussi être aggravé par un tabagisme passif.
CONCLUSION : les méfaits du tabac sont connus. Chacun sait que fumer est mauvais pour sa santé, mais aussi pour celle de son entourage. En effet, le tabagisme passif (inhalation involontaire de la fumée par un non-fumeur) est lui aussi nocif. S'arrêter est une décision difficile à prendre, et surtout à tenir.
Pour arrêter de fumer, il existe des méthodes qui marchent plus ou moins bien selon les individus. La substitution nicotinique (sous forme de patchs, gommes à mâcher ou comprimés à faire fondre sous la langue). D'autres méthodes comme l'acupuncture, l'auriculothérapie, l'homéopathie, la mésothérapie, ou l'hypnose peuvent vous accompagnez dans votre démarche.
L'aide des substituts nicotiniques (en vente libre dans les pharmacies)
Le pharmacien dispose de différentes formes de substituts nicotiniques (timbres ou patchs, gommes à marcher, comprimé sublingual...) adaptées aux divers profils, comportements et modes de vie des fumeurs. Ils diffusent de la nicotine de substitution par voie buccale ou transcutanée, et non par inhalation pulmonaire. Ils libèrent lentement dans l'organisme une quantité constante afin d'atténuer les symptômes du manque et de rendre ainsi le sevrage plus supportable.
Quels que soient votre âge et la durée de votre tabagisme, les effets bénéfiques de l'arrêt du tabac sont réels : au bout de dix ans, le niveau de risque rejoint celui d'une personne qui n'a jamais fumé.